L'expression développement durable fait florès depuis quelques années, très précisément depuis le rapport Brundtland de 1987. Les très nombreuses dégradations à l'environnement, principalement dues aux activités industrielles, avaient déjà alerté les pouvoirs publics. Depuis une vingtaine d'années, il est évident que la société humaine ne peut plus continuer à fonctionner de cette manière, que la planète Terre ne le supportera plus très longtemps.
L'expression elle-même est ambiguë, ce qui permet aux plus grands pollueurs de s'emparer du concept, en affirmant cyniquement le mettre en œuvre.
Cette constatation ne change rien à la gravité des faits. Les signaux d'alarme de la population, eaux, problèmes de santé…
Les avancées des sciences et des technologies, parfois il est vrai utilisées à l'inverse, peuvent contribuer à résoudre les problèmes. On peut même aller jusqu'à affirmer que le progrès scientifique et technique est nécessaire dans ce domaine.
Un progrès démocratiquement contrôlé et orienté vers l'amélioration des conditions de vie de l'espèce humaine dans sa totalité et non pour répondre aux intérêts de quelques-uns! On doit à cet égard s'interroger: le mode de production actuel peut-il répondre positivement à la question? Mon opinion personnelle - mais c'est une opinion, est que c'est impossible.
Toujours est-il que les citoyens et les enfants doivent être informés de ces sujets, être à même de se construire des opinions et de les exprimer publiquement et efficacement. D'où les actions menées depuis quelques années par l'ASTS, en collaboration avec les collectivités, actions qui devraient encore s'intensifier dans l'avenir.
Jean Rosmorduc, vice-président de l'ASTS